Le compte à terme : une épargne complémentaire

Il s’agit ici d’un support d’épargne assez peu ou mal connu du grand public qui peut constituer un placement complémentaire bienvenu. Il ne bénéficie pas des mêmes atouts que le Livret A ou que le LDD qui sont exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux, mais lorsque ces derniers ont atteint leur plafond de 22 925 euros et de 12 000 euros, certains comptes à terme peuvent être attractifs et permettent de ne pas laisser son argent dormir sans rapporter le moindre denier.

Fonctionnement et avantages du compte à terme

Son principe est simple, le CAT (compte à terme) est un placement sur un compte rémunéré à un taux prédéfini avec son banquier sur une durée fixe qui doit être doit moins un mois.

Sa durée est donc limitée dans le temps. Dans son offre, vous déterminerez donc son montant (qui peut être très variable et même élevé), sa rémunération, sa durée et les éventuelles pénalités en cas de retrait anticipé, un fonctionnement qui se rapproche des assurances vie.

Les deux postulats sont la fixation du montant dès le départ et le fait de ne pas pouvoir dans l’absolu retirer de l’argent sous peine d’avoir des pénalités.

La nature des taux est variable : il peut s’agir de taux fixe ou de taux révisable. Il faut donc regarder aussi avant sa souscription si d’éventuels super-livrets ne sont pas plus attractifs.

Ses principaux avantages résident dans la performance d’un taux garanti et sans frais puisqu’il n’y a pas de frais d’ouverture, de tenue ainsi que de clôture.

En principe, la durée n’excède pas six mois ou un an de sorte que le capital représente des liquidités relativement disponibles. Par ailleurs, l’ouverture du compte est simple et rapide assorti d’un seul versement.

Fiscalité du compte à terme

Attention toutefois, comme nous l’évoquions dès le début de ces propos, le compte à terme dispose d’une fiscalité à part. Il n’est en rien comparable à celle de l’épargne réglementée qui est exonérée d’impôt et de prélèvements sociaux.

Comme tous les placements financiers, les CAT sont soumis à prélèvements sociaux et à impôts sur le revenu.

Il n’y a d’ailleurs plus de prélèvement libératoire depuis le 1er janvier 2013. Il faut donc compter avec le taux d’impôt sur le revenu ainsi que sur les cotisations sociales de 15,5 %. Seule la CSG de 5,1 % est récupérable l’année suivante. A titre d’exemple, un foyer imposé à 30 % peut voir sa fiscalité sur un CAT s’élever à 58,2 %.

Vous ne bénéficiez que d’une éventuelle porte de sortie sous forme de prélèvement libératoire si vos gains n’excèdent pas 2 000 euros. Dans ce cas, le prélèvement serait de 24 %.

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